Accueil Date de création : 07/07/22 Dernière mise à jour : 12/01/03 14:57 / 90 articles publiés

Soleil côté jardin.  (About reflections...) posté le samedi 05 novembre 2011 11:17

Blog de brice :About us, about Indians, about future, about solutions, about conclusions... (visite par rubrique), Soleil côté jardin.

Ce matin, la porte du jardin était restée ouverte. Chance: en m'avançant en son milieu je pouvais profiter du soleil, le toit du voisin le retenant en cet instant.

Tout était tranquille, comme encore endormi, et il me parvenait le couli ininterrompu de la fontaine du voisin avec un fond de chant de mésanges et moineaux qui allait crescendo.

Les voitures passaient lentement dans le tournant que j'apercevais dans un bruit étouffé de pneumatiques épousant le tarmac, des cyclistes passaient -c'était dimanche- et j'entendais une fraction de seconde quelques éclats de voix, ceux échangés pendant la sortie.

Un merle chantait par intermittence; je savais que si je me rapprochais de son arbre, il s'en irrait dans une tirade saccadée et alertée.

Quelques harleys passaient et avant que je ne puisse les voir j'entendais déjà le moteur à piston caractéristique venant de plus loin dans la rue.

L'église du coin sonnait la demi-heure d'un coup mat et décidé et en m'avançant je rencontrai une herbe encore haute malgré la tonte et humide, chargée de rosée.

D'un pas ressemblant à celui d'un échassier, je me dirigeai vers la balançoire où je fis quelques tractions de bras, le temps de m'apercevoir que j'étais plus lourd que je ne pensais.

Là, près de la haie, je vis sous la frondaison des trois arbres quelques plumes blanches éparpillées sur le sol. D'une branche à l'autre sautillait un rouge-gorge que j'avais peut-être dérangé, libérant un petit cri à chaque envolée. Les déjections d'un nid se concentraient en un point, à côté des plumes où il y avait peut-être eu lutte inégale.

Le cheval du pré d'à côté cherchait après un bout d'herbe à brouter; relevant la tête, il s'arrêta un instant, fixant semble-t-il le pré d'à côté à l'herbe plus haute puis repris sa marche.

Un coucou rythmait un instant le fond de l'air qui se réveillait de plus en plus, quelques corneilles franchissaient le ciel comme émigrant d'un arbre à l'autre pour la journée avec un cri résonant, deux colombes se posaient sur la mâture de la balançoire tel un couple fidèle et amoureux.

La journée s'annonçait belle, les quelques arbres parcouru par un vent tranquille sous un ciel bleu à peine bordé de nuages blancs à la forme éfilochée dont je cherchais les formes.

Je m'éloignai pour me fondre dans la journée qui commençait, un dimanche qui me verrait pourtant me rendre sur Bruxelles pour y travailler.

 

                                                     Le 25 septembre 2011.  

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Gesticulations: stop ou encore ?  (About reflections...) posté le vendredi 05 août 2011 16:16

Blog de brice :About us, about Indians, about future, about solutions, about conclusions... (visite par rubrique), Gesticulations: stop ou encore ?

 

BAROUD D'HONNEUR/VASELINE 

Lors de la réunion du G8 de Copenhagen en 2008 sur le climat, les puissances mondiales présentes avaient décidé dans la nuit du dernier jour de voter une motion pour l'empêchement de deux degrés supplémentaires du réchauffement climatique.

Tout en n'expliquant pas réellement la raison de cette décision, cela ressemblait plus à un baroud d'honneur qu'autre chose: une décision prise pour garder la face et ne pas friser le ridicule car... il n'était pas donné la stratégie et les moyens pour ne pas atteindre ces deux degrés.

Ce tour de passe-passe est presque passé inaperçu, mais surtout il montre que la mentalité et la vision d'esprit des classes dirigeantes de notre monde ont apparemment les pires difficultés à enrayer un processus de dégradation de notre planète.

Une dégradation de plus en plus annoncée qui n'est pas définie clairement car... avec ces deux degrés supplémentaires il y a risque de disparition du courant marin chaud appelé GULFSTREAM, lui qui conditionne notre climat tempéré actuel et empêche une nouvelle période glaciaire s'il disparaît ainsi qu'une menace directe de notre présence sur cette terre.

Etait-ce pour éviter une prise de conscience pouvant mener à une sorte de vent de panique, la conclusion de la réunion de Copenhagen (et même la suivante, dans un cadre paradisiaque des Emirats Arabes deux ans plus tard) ne se voulait pas du tout alarmiste, n'attirant pas le fait... que plus le temps avance, plus nous mettons notre présence sur cette terre en danger.

IRREALISME

"Mais c'est déjà terminé et emballé", me disait un collègue de travail pourtant préoccupé par l'avenir de ses enfants, "Je n'ai pas peur d'une période glaciaire", me disait un autre se prenant pour superman, "On a bien résisté à une menace nucléaire venant des cubains dans le années soixante, ce ne sont pas deux degrés supplémentaires qui vont me faire peur !", me disait un autre, préoccupé par sa voiture chez le garagiste.  

MANIPULATION CITOYENNE

Que faire et comment faire réagir réellement la population ou les classes dirigeantes et/ou fortunées si déjà l'homme se croit supérieur à Dame-Nature et oublie que celle-ci l'héberge sur la planète Terre ? La garantie locative sera-t-elle suffisante pour régler les dommages subi aux biens terrestres depuis des siècles ? "L'homme est Nature", disait le philosophe Pascal au 17e siècle: il s'apercevait en fait que l'homme se lançait dans une phase d'industrialisation aveugle et ne se souciait guère de l'environnement qu'il commençait à dégrader.

L'a-t-on écouté au fil des siècles suivants, Dame-Nature doit-elle jouer le rôle d'huissier de justice (car: qui peut/veut payer les dégâts ?) en se courrouçant ? Que peut-on faire contre les 3 éléments (l'eau, l'air et le feu) déchaînés ? 

GENESE DE L'HOMME OUBLIEE

L'homme est en effet par définition nature: il vient de l'eau, tout comme tout organisme structuré vivant sur cette planète: ce qui nous distingue, c'est d'abord et avant tout la taille de notre cerveau plus développé et qui nous permet une intelligence plus grande (normalement). Oublie-t-on que notre propre organisme est constitué de 70% de matière spongieuse en ce qui concerne sa partie solide et que celui-ci contient 65% de sang pour sa partie liquide ???

Dans quel état est le lit de nos origines, combien vaut l'être humain et sa ligne de conduite actuelle s'il se retrouve côté en bourse {#} ???

MONDE PARALLELE AU QUOTIDIEN

Que faire aussi si notre propre système de consommation nous pousse dans une sorte de monde parallèle où par exemple un glacier qui fond ne nous rend pas concernés ? Bertrand Arthus et ses films pertinents est-il bien sûr que l'exemple viendra du citoyen et que les forces d'en haut suivront si les vissicitudes de la vie nous éloignent nous-mêmes d'une réalité des choses ?

Et puis, quelle est la possibilité réelle du citoyen de discerner les choses avec justesse si par ex. des négationistes sont payés grassement par des multinationales ou que des hommes politiques minimisent l'importance de l'homme sur le changement climatique (par ex. De Decker en Belgique) ? Lorsque l'on voit par ex. que le magnat indien de l'acier en fait partie, ne peut-on pas penser qu'un véhicule roulant à l'essence ou au diesel représente un cercueil roulant in fine et que l'on veut nous cacher cette réalité ?

L'OR NOIR = CORBILLARD ?

Qu'attend-on pour mettre au point un véhicule hybride à prix démocratique qui contenterait à la fois les producteurs de pétrole et une alternative écologique qui fait défaut : le ciel est saturé de Co2, le trou de la couche d'ozone s'agrandit de plus en plus.  L'expression "tirer sur l'ambulance" colle de plus en plus à la peau du conducteur qui n'a contradictoirement pas à sa disposition l'alternative réelle de l'obtention d'un véhicule plus respectueux de l'environnement à un prix abordable. De plus, on se félicite d'une reprise économique après la crise dans certains pays alors que le sol s'épuise de plus en plus.

Le GIEC lui-même, organisme de surveillance du changement climatique donne maintenant comme conseil de visioner le film "Le jour d'après" qui était considéré à sa sortie en 2003 comme totalement fantaisiste, ce pour voir les conséquences de la disparition éventuelle du Gufstream  et annonce des températures de -20 à -40 degrés en cas de nouvelle glaciation alors que ces températures sont déjà rencontrées en hiver au Canada ou en Sibérie avec un Gulfstream fonctionnel. Ne sont-ce pas plutôt des températures de -70, -80, -90... auxquelles il faut s'attendre ? 

En Sibérie, il y a trois ans, des maisons ont par ex. implosé sous l'effet du froid qui était plus important qu'à l'habitude: cela donne déjà une idée de ce qui nous attend ainsi que la possibilité de résistance des matériaux actuels utilisés dans nos contrées. En ce mois de juillet 2011, on relève des températures de -20 au Chilli avec deux mètres de neige... (même le crachat du lama gèle sur place{#}).

Qu'est-ce qui est le + important: l'argent à tout prix sans se soucier de l'avenir ou préserver l'avenir de nos enfants et de notre propre espèce ? Que feront les millionaires ou milliardaires de leur argent lorsqu'un mur de glace s'avancera inéluctablement, emportant tout sur son passage ?

Les manifestations pour un meilleur pouvoir d'achat avec la crise en toile de fond ou même pour une démocratie nécessaire en Moyen-Orient, même si elles sont plus que jamais justifiées, ne devraient-elles pas aussi faire place à des manifestations quasi permanentes de toutes les femmes de chaque coin de notre globe au nom de la symbolique de donner la vie et de la préserver ????

"Un garçon assis pleurait sous un saule", écrivais-je dans le poème "La femme n'est plus l'avenir de l'homme": ce n'est pas seulement le temps qui est déprimé mais bien aussi notre descendance directe, nos enfants. Comment la force d'une mère pourtant capable de soulever des montagnes ne réagit-elle pas plus énergiquement à cet horizon qui s'assombrit de + en + ???

Quelles sont donc les chances de ne pas atteindre les 2 degrés fatidiques, ne sont-elles pas de + en + minces ? "Il faut profiter de la vie", me disait un visiteur de mon blog. Merci pour ce conseil, mais ne faut-il pas se battre tel un syndicaliste avec ce but presqu'insensé... d'assurer un environnement sain pour l'épanouissement de notre descendance ??? Je ne peux me reposer sur moi-même réellement si des éléments de + en + nombreux montrent que nous condamnons de + en + les trois millions d'années de développement de notre organisme et de biens d'autres ici-bas... Qui partage ce refus d'égoïsme et/ou prise de conscience ?

En ce mardi 19 juillet, je marchais dans les rues de Liège et je croisai deux ravissantes russes qui faisaient le lèche-vitrine. Habillées avec des vêtements aux couleurs vives, elles riaient ensembles, s'échangeant quelques secrets. Malgré le ciel menaçant, elles semblaient heureuses, et je ne pouvais que leur souhaiter un horizon aussi joyeux que leur personne pleine de vie. Pourtant, pourtant: les quelques gouttes qui menaçaient de tomber avaient peut-être la symbolique de larmes que le ciel lui-même s'apprêtait à vomir sur leur futur, les rires transformés en grincements de dents.  Sans blague.

Alors que la commission européene veut instaurer un impôt banquaire pour soutenir les pays endettés, ne faudrait-il pas aussi lever un impôt dit de survie (et donc normalement provisoire) au nom de la préservation de notre espèce pour soutenir des projets fiables ? Les deux ne sont-ils pas liés: une indépendance énergétique ne permettrait-elle pas dans un premier temps de favoriser une meilleure santé financière ?

Des exemples de tels projets existent déjà, si toutefois la logique de profit immédiat de notre monde accepte de fermer les yeux un instant. Certains me viennent à l'esprit:

1/ une alimentation électrique placée à même la rue peut permettre de faire circuler un véhicule, celui-ci étant pourvu d'un système relais alimenté par exemple par des panneaux solaires placés en hauteur sur pilotis.  Ce projet existe déjà ( voir www.tut.ac.jp) et l'on trouve déjà une exploitation similaire dans le monde du rail: le tunnel menant à la gare d'Anvers-Central recouvert de multiples panneaux solaires permet par ex. l'économie du passage de 4000 trains. L'utilisation de véhicules hybrides (à prix démocratique absolument) peut aussi permettre ce système, et on peut imaginer une extention de la place faite à une sorte de tunnel de panneaux  solaires au fur et à mesure de la diminution des réserves pétrolifères. Dans les pays endettés où le soleil est généreux, voilà un bon compromis ainsi qu'une dépendance énergétique possible pour les communes... 

2/ De même, des connections électriques placées sur les trottoirs à forte affluence peuvent alimenter des petites turbines électriques: de l'électricité produite donc par le pas humain. Le système existe, plus qu'à l'expoiter.

3/ Enfin, des éoliennes marines peuvent être placées dans les mers et océans: pas de risque de non-fonctionnement comme pour les éoliennes à l'air libre car l'eau est constamment en mouvement. Un brevet français existe, l'installation est au point et n'attend que quelques mécènes. Qu'est-ce qu'on attend ? De nombreux autres projets fiables existent.

Ainsi que le montre le résultat des différentes puissances mondiales lors des réunions sur le climat, le profil de notre ligne de conduite donne le sentiment que l'on enfonce le clou de plus en plus alors que pourtant l'on a tous les éléments en main pour tirer le signal d'alarme. Qu'est-ce qu'on attend: certains océanologues nous annoncent qu'un processus d'irréversibilité est déjà enclenché. Lorsqu'un mur de glace s'avancera, que pourra-t-on faire ?

Doit-on chacun(e) bientôt se munir d'un billet pour une croisière sur le Titanic II, un bandeau de kamikaze sur le front ? Pourquoi un tel scénario immâture semble-t-il se profiler de + en + alors que l'on nous demande d'avoir une attitude de "bon père de famille" et que la ligne de conduite des décideurs de ce monde ne l'est pas ? C'est inexplicable. L'exposition "SOS planète" à la gare de Liège-Guillemins montre par ex. que le taux de Co2 par habitant au Canada, la Pologne et l'Australie ont augmenté dernièrement. La Belgique elle-même est un mauvais élève.

Les canadiens savent-ils par ex. que le courant marin chaud Gulfstream passe sous le Pôle Nord ?

Les relevés de température qui font du yoyo du jour au lendemain avec inondations violentes ou chutes de neige paralysantes de + en + souvent un peu partout dans le monde, des sécheresses et températures caniculaires qui menacent des vies humaines et l'agriculture, des tornades qui provoquent de + en + de dégâts et de décès, tout cela ne fait pas réellement réagir alors que pourtant l'homme a cette tendance à le faire au pied du mur. Estime-t-il donc que ce ne sont pas là des signes suffisants d'un affaiblissement du Gulfstream alors qu'il s'attarde encore sur des luttes d'influence d'ordre religieuses ou politiques, une crise intestinale de + en + nerveuse et ridicule ?

Que faut-il pour qu'il y ait une réelle prise de conscience, l'homme se sent-il impuissant ou à côté de la plaque, croyant contrôler la situation ? Quelle est sa ligne de conduite en ce mois de juillet 2011: gesticuler dans le vide de + en +, perdre pied, scier la branche sur laquelle il est assis; s'imaginer émigrer sur la planète Mars... est-ce cela, donner du sens aux choses ?

Ou... est-ce ce fameux sentiment d'être mortel (alors qu'il n'en est apparemment rien: voir l'article "Paix, nous sommes immortels !" section "About reflection") qui se manifeste d'une manière ou d'une autre, depuis quasi la venue de l'homme sur terre et expliquant par ex. le développement de sectes alarmistes et/ou manipulatrices ainsi qu'un désir d'extrémisme et de contrôle de l'autre dans notre monde, favorisé par la crise ?

Cette menace de rayer ISRAEL de la carte par l'IRAN tient-elle par ex. compte que ce pays possède déjà la bombe atomique? De même, une alliance de l'Iran avec la Chine, un soutien de la Russie à la Syrie qui massacre son propre peuple etc., ce sont là des signes de comportements immâtures inquiétants.

Déjà, déjà, au niveau de notre petite Belgique: il faut éviter tout trouble tel que par ex. une scission car cela provoquerait non seulement un désordre à échelle européenne et mondiale (la Belgique est la capitale de l'Europe, faut-il le rappeler) mais aussi et surtout une perte de forces nécessaires à la lutte climatique.

Par extension, on peut affirmer qu'une modification des frontières de l'Europe l'affaiblirait tellement (elle l'est déjà avec la crise banquaire de 2008 et ses spéculations à la Madoff) que l'espoir même d'éviter les fameux deux degrés d'augmentation de température n'aurait même plus lieu d'être: le "mourir ensemble" chanté par ARNO serait consommé, acté.

Il faut se battre: fortifier la Belgique, consolider l'Europe est in fine... une question de vie ou de mort. Sans blague.

HONTE

Un enfant de l'émission "Niouzz" du mois de mai 2011 sur la Rtbf se disait inquiet de l'évolution climatique, se disant impuissant parcequ'il n'est pas adulte. Un autre de trois ans avait voulu se défenestrer parcequ'il ne voyait pas d'avenir pour lui dans le monde actuel, cela rapporté sur une émission concernant la dépression enfantine.

Hélas, trois fois hélas, petit journaliste en herbe de l'émission Niouzz: tu as plus de poids que moi en pleurant devant tes parents s'ils sont par ex. politiciens ou millionaires. J'ai construit un blog pour enterpeller à ce sujet, je peins des portraits qui se rapprochent de cette inquiétude ou y font penser, j'ai viré ma voiture et prend le vélo ou les transports en commun, je mets un double pull en hiver pour ne pas trop chauffer avec un mazout polluant, je recycle ou utilise parfois une lampe de poche rechargeable à la place d'allumer, j'évite la viande rouge et j'ai pourtant l'impression... d'agir dans le vide.

Même si je faisais de la politique, les écologistes se fondent dans la masse de l'immédiateté de consommation sans mettre l'accent sur un suicide collectif vers lequel on se dirige. On me prendrait pour un illuminé.

Je ne puis quasiment rien pour toi, pour l'avenir que tu représentes: j'ai honte, petit. Le monde continue apparemment de tourner jusqu'à ce qu'il atteigne le point de rupture, un autre iceberg qui risque de nous voir tous sombrer sans canot de sauvetage.

J'espère encore... un sursaut, une conscientisation à échelle européenne ou mondiale avec des projets fiables à la clé et pourquoi pas un impôt dit de "survie". Déjà, si un vent de mâturité pouvait souffler sur la Belgique...

En ce 30 juillet, le ciel est gris, pluviotant. Il fait frais, trop frais. Il paraît qu'il ne faut pas s'inquiéter, que c'est normal: c'est le météorologue qui le dit. Les vacanciers reviennent parfois déçus de leur séjour mais, pourtant, la luminosité que je devine derrière le manteau de nuages me donne la conviction qu'un soleil généreux est prêt à se montrer.

 

                                                                                        Samedi 30 juillet 2011.

 

 

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Mardi 22 mars 2011.  (About reflections...) posté le jeudi 19 mai 2011 16:28

Blog de brice :About us, about Indians, about future, about solutions, about conclusions... (visite par rubrique), Mardi 22 mars 2011.

Des traces de chien qui se perdent dans la mer, des vagues qui avancent petit à petit, un chant apaisant de va-et-vient, une envie de s'arrêter à jamais, bercé par  cette tranquilité. C'est un peu cela, une plage à Koksijde.

Il me faut écouter cette chanson, me bercer à jamais de cette harmonie, sans l'oublier. Un coin d'apaisement pas loin de cet appartement d'où je ne vois que le ciel et parfois des nuages cachant le soleil.

Ces vagues qui s'écrasent au loin en un trait blanc me disent pourtant que je ne suis pas seul, moi qui le crois parfois: tant de molécules d'H2O de tant d'organismes sont là, à danser devant moi.

Tantôt, j'ai croisé deux jeunes flamandes en remontant la plage: elles parlaient à voix basse, en conciliabule. L'une d'elles était enceinte, et il y avait selon moi cette perspective d'avenir dans son ventre, un embryon qui nageait, lui aussi, dans un élément liquide.

Ps: que ce soit l'embyon du ventre d'une jolie flamande ou celui d'une jolie wallone, nous sommes sur le même pied d'estale et la notion d'eau qui conditione notre corps est rencontrée. Où est donc la conscience nécessaire à la sauvegarde de notre environnement et de notre avenir sur cette planète avec des éléments parasites à la sauce nationaliste ou extrémiste avec des forces VITALES qui sont nécessaires pour le combat environnemental ??? Quel est l'avenir d'un enfant qui naît avec une ligne de conduite d'immâturité en arrière fond, les éléments de dégradation de + en + grands de notre planète nous rendent-ils donc aveugles ? Quel est donc le respect actuel que l'on donne aux générations qui nous suivent: de l'extrémisme est-il une réponse ou une précipitation des choses ? C'est sidérant.

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Les quatre saisons  (About reflections...) posté le lundi 28 février 2011 15:14

Blog de brice :About us, about Indians, about future, about solutions, about conclusions... (visite par rubrique), Les quatre saisons

Parfois, la tristesse est si grande que je pleure. Les larmes sont contenues, car trop nombreuses et comme figées.

Les ultimatums ou tentatives de réveil de conscience à la sauce  AL GORE,  ARTHUS ou Hullot trop discrets et noyés dans la masse d'intérêts primaires n'ont quasi aucune incidence, les quelques personnes touchées se rabattant sur des protocoles à la sauce KYOTO non tenus ou investissant dans l'énergie verte, croyant sauver la mise.

Des multinationales telles que Arcelor MITTAL (cfr Le METRO) continuent de payer à coup de millions des négationistes du dérèglement climatique, privilégiant la thèse d'une cause naturelle et non humaine, ce qui, dans l'attitude est bien la preuve flagrante que l'homo sapiens sapiens est le responsable. Pourquoi cette négation à tout prix: pour continuer de polluer sans arrière pensée ? Cela donne, à l'arrivée, une tentative de duper notre conscience humaine et de la trahir, plongée le plus souvent dans l'immédiateté et non le futur, qu'il soit proche ou éloigné. Une voiture, par exemple, n'est-ce pas au bout du compte une sorte de cercueil roulant, tant qu'une version électrique fiable et à prix démocratique ne sera pas trouvée ?

Alors qu'hier je levais ce verre de cidre à la santé de la naissance de la fille d'une collègue, je regardais cet instantané d'un ravissement provoqué par une concrétisation tant espérée: ce sourire qui se lisait sur son visage, cette enfant qu'elle tenait dans ses bras, l'entourage bienveilllant de toute l'équipe, j'espérais tellement qu'il soit prolongé par la suite. Elle dormait, ou presque, l'oeil trop fatigué et s'abandonnant dans les bras de sa mère, confiante.

En sortant du bureau, j'ai été surpris par le froid inhabituel qui régnait. Quelques dossiers à terminer, et  je quittais plus tard. Le ciel était orangé, signe de la coulée du coin, la lumière des feux rythmait le trafic, et, à nouveau, les pilônes s'effaçaient sur mon passage.

En ouvrant le poste de télévision, j'appris qu'une centaine de baleines s'était échouée sur le ban d'une plage de Nouvelle-Zélande, certaines ayant été achevées sur place. Il était interprété par un sixième sens qui aurait permis de détecter les premières secousses sismiques du tremblement de terre qui désarticule le pays deux jours plus tard. Dois-je interpréter cela comme un suicide d'animaux se setant en danger, ou d'une désorientation de leur sonar, à moins que ce ne soit les deux à la fois ?  

Assis dans le salon,  j'écris sur un coin de table, le regard parfois appelé par la lumière pâle du ciel, y trouvant pourtant mon inspiration et y évadant mes pensées. La dernière ondée a laissé des traces verticales sur les fenêtres, les gouttes plus lourdes ayant trouvé un chemin sinueux, comme poussées par la buée apparaissant  progressivement.

Les arbres sont immobiles; certains sont dénudés, reprenant des forces dans leurs racines pour le printemps qui pointe son nez. Déjà, j'entends le chant redoublé et joyeux des oiseaux, saluant l'été qui approche, nourrissant bientôt leurs nichées avides d'insectes attrappés en plein vol.

Déjà,  je vois cette collègue dans un parc, berçant d'une geste bienveillant d'avant en arrière la poussette où se trouve son enfant qui grandit chaque jour un peu plus, la tête pleine de projets et d'espoirs. Un cygne semble glisser sur l'eau, suspendant presque cette agréable vision.

J'écoute les 4 Saisons de VIVALDI, et particulièrement l'opus numéro 7 "Nulla in mundo pax sincera" que je repasserais bien en boucle: la voix de l'interprète me passe d'une oreille à l'autre, provoquant presque des frissons. C'est là une émotion qui vaut bien tous les chants d'ode à la joie de ce monde, eux que je voudrais tant voir résonner dans chaque coin de cette terre.

L'eau de  la dernière ondée s'est effacée dans les bouches d'égoût des rigoles, dévalant des gouttières. Tout est calme. On attend le soleil, ou on irra peut-être le chercher avant. 

 

                                                                                Lundi 28 février 2011.

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Trahison  (About conclusions...) posté le lundi 14 février 2011 15:18

Blog de brice :About us, about Indians, about future, about solutions, about conclusions... (visite par rubrique), Trahison

La conclusion (1) faisait appel à un dialogue imaginaire entre deux extra-terrestres, et ils défiaient l'avenir de l'homme, changeant son immâturité en un réveil, lui permettant de sauver son avenir.

C'était là un souhait, un scénario décliné presque les yeux ouverts alors que l'on se trouve hélas en plein rêve... Ce vendredi 21 janvier 2011, alors que je compulsais le "Métro" dans la train me menant à Bruxelles, qu'est-ce que je vois: en première page, un article sur la manifestation du dimanche au sujet de la crise de constipation gouvernementale de notre pays, et, en page 11, placé discrètement: un article sur le réchauffement de notre planète, prédisant une augmentation de minimum 2,4 en 2020 si rien de sérieux n'est fait pour préserver notre environnement.

"2,4 degrés minimum en plus en 2020...", n'est-ce pas là un article qui devrait se trouver en première page du Métro, voire même de chaque quotidien ou même diffusé sur le petit écran presque non-stop ?

"On en a assez de ce rabachage écologique !", ou même "C'est déjà fait: le réchauffement de notre planète est inéluctable!", voilà assurément les propos qui circulent déjà ou même qui se feraient encore plus entendre en cas de sorte de tocsin agité par les médias.

Pourtant, pourtant: si comme moi l'on croit que l'on peut encore changer ou même freiner cette dégradation inquiétante annoncée par certains océanologues, si comme moi l'on voit de manière anticipée (et non complète, car je ne suis pas scientifique), une manifestation telle que faite en ce dimanche 23 janvier au nom de notre pays à moitié  paralysé politiquement, même si elle est importante, que restera-t-il de nous avec minimum deux degrés 4 en plus ?

Comment un journaliste du Métro peut-il annoncer de manière presqu'annonyme, avec un article glissé discrètement parmi les autres comme si de rien n'était une sorte de sentence aussi importante dans à peine 9 ans (autrement dit quasi demain) à la place d'un scientifique à qui incombe l'annonce de cette gravité ?

"2 degrés 4 minimum en plus en 2020, si rien n'est fait sérieusement..." Mais nous ne sommes simplement plus là avec cette augmentation de température, car le Gulfstream et notre climat tempéré auront fait place à une nouvelle période de glacification, avec une menace directe sur notre ADN et notre existence sur cette planète !!

Ce 21 janvier 2011, je me suis vraiment dit que l'on banalisait de + en + cette dégradation irréversible de notre climat tempéré annoncée, et que ce que l'on appelle le système, qui pourtant nous impose un mode de conduite irréprochable (ou de bon père de famille dans le régime démocratique que nous sommes sensés connaître) ne le fait pas lui-même pour sa ligne de conduite qui pourtant représente notre avenir et stabilité: celui de nos enfants, de notre propre existence...

N'est-ce pas là une sorte de trahison, avec cette annonce de faillite qui se profile de + en +: pas celle d'une petite PME, mais bien de notre présence sur terre, qui risque de retourner d'où elle vient: l'océan, la mer, la forme liquide qui nous constitue à 70 pourcent... ?

N'est-il pas grand temps que le monde scientifique nous dise la vérité au sujet de cette course effrénée et immâture qui nous mène vers le précipice à court terme ? Et que cette aspiration à cette forme d'extrémisme de scission à la mode belge est ridicule, que ces hommes qui se disent aimer un Dieu le sont autant, se faisant exploser et ôtant la vie à leurs semblables, croyant que le Dieu aimé apprécie ces bains de sang (?????!!!!). Tant d'énergie perdue, non dirigée dans le bon sens... !!

A quand un réveil de conscience réel, avant de sombrer à la manière d'un Titanic, l'orchestre continuant de jouer alors que le bateau sombre... ? Allo, Docteur ?

 

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