BAROUD D'HONNEUR/VASELINE
Lors de la réunion du G8 de Copenhagen en 2008 sur le climat,
les puissances mondiales présentes avaient décidé dans la nuit du
dernier jour de voter une motion pour l'empêchement de deux degrés
supplémentaires du réchauffement climatique.
Tout en n'expliquant pas réellement la raison de cette décision,
cela ressemblait plus à un baroud d'honneur qu'autre chose: une
décision prise pour garder la face et ne pas friser le ridicule
car... il n'était pas donné la stratégie et les moyens pour ne pas
atteindre ces deux degrés.
Ce tour de passe-passe est presque passé inaperçu, mais surtout
il montre que la mentalité et la vision d'esprit des classes
dirigeantes de notre monde ont apparemment les pires difficultés à
enrayer un processus de dégradation de notre planète.
Une dégradation de plus en plus annoncée qui n'est pas définie
clairement car... avec ces deux degrés supplémentaires il y a
risque de disparition du courant marin chaud appelé GULFSTREAM, lui
qui conditionne notre climat tempéré actuel et empêche une nouvelle
période glaciaire s'il disparaît ainsi qu'une menace directe de
notre présence sur cette terre.
Etait-ce pour éviter une prise de conscience pouvant mener à une
sorte de vent de panique, la conclusion de la réunion de Copenhagen
(et même la suivante, dans un cadre paradisiaque des Emirats Arabes
deux ans plus tard) ne se voulait pas du tout alarmiste, n'attirant
pas le fait... que plus le temps avance, plus nous mettons notre
présence sur cette terre en danger.
IRREALISME
"Mais c'est déjà terminé et emballé", me disait un collègue de
travail pourtant préoccupé par l'avenir de ses enfants, "Je n'ai
pas peur d'une période glaciaire", me disait un autre se prenant
pour superman, "On a bien résisté à une menace nucléaire venant des
cubains dans le années soixante, ce ne sont pas deux degrés
supplémentaires qui vont me faire peur !", me disait un autre,
préoccupé par sa voiture chez le garagiste.
MANIPULATION CITOYENNE
Que faire et comment faire réagir réellement la population ou
les classes dirigeantes et/ou fortunées si déjà l'homme se croit
supérieur à Dame-Nature et oublie que celle-ci l'héberge sur la
planète Terre ? La garantie locative sera-t-elle suffisante pour
régler les dommages subi aux biens terrestres depuis des
siècles ? "L'homme est Nature", disait le philosophe Pascal au
17e siècle: il s'apercevait en fait que l'homme se lançait dans une
phase d'industrialisation aveugle et ne se souciait guère
de l'environnement qu'il commençait à dégrader.
L'a-t-on écouté au fil des siècles suivants, Dame-Nature
doit-elle jouer le rôle d'huissier de justice (car: qui peut/veut
payer les dégâts ?) en se courrouçant ? Que peut-on faire contre
les 3 éléments (l'eau, l'air et le feu) déchaînés ?
GENESE DE L'HOMME OUBLIEE
L'homme est en effet par définition nature: il vient de l'eau,
tout comme tout organisme structuré vivant sur cette planète: ce
qui nous distingue, c'est d'abord et avant tout la taille de notre
cerveau plus développé et qui nous permet une intelligence plus
grande (normalement). Oublie-t-on que notre propre organisme est
constitué de 70% de matière spongieuse en ce qui concerne sa partie
solide et que celui-ci contient 65% de sang pour sa partie
liquide ???
Dans quel état est le lit de nos origines, combien vaut l'être
humain et sa ligne de conduite actuelle s'il se retrouve côté en
bourse
???
MONDE PARALLELE AU QUOTIDIEN
Que faire aussi si notre propre système de consommation nous
pousse dans une sorte de monde parallèle où par exemple un glacier
qui fond ne nous rend pas concernés ? Bertrand Arthus et ses films
pertinents est-il bien sûr que l'exemple viendra du citoyen et que
les forces d'en haut suivront si les vissicitudes de la vie nous
éloignent nous-mêmes d'une réalité des choses ?
Et puis, quelle est la possibilité réelle du citoyen de
discerner les choses avec justesse si par ex. des négationistes
sont payés grassement par des multinationales ou que des hommes
politiques minimisent l'importance de l'homme sur le changement
climatique (par ex. De Decker en Belgique) ? Lorsque l'on voit par
ex. que le magnat indien de l'acier en fait partie, ne peut-on pas
penser qu'un véhicule roulant à l'essence ou au diesel
représente un cercueil roulant in fine et que l'on veut nous cacher
cette réalité ?
L'OR NOIR = CORBILLARD ?
Qu'attend-on pour mettre au point un véhicule hybride à prix
démocratique qui contenterait à la fois les producteurs de pétrole
et une alternative écologique qui fait défaut : le ciel est
saturé de Co2, le trou de la couche d'ozone s'agrandit de plus en
plus. L'expression "tirer sur l'ambulance" colle de
plus en plus à la peau du conducteur qui n'a contradictoirement pas
à sa disposition l'alternative réelle de l'obtention d'un véhicule
plus respectueux de l'environnement à un prix abordable. De plus,
on se félicite d'une reprise économique après la crise dans
certains pays alors que le sol s'épuise de plus en plus.
Le GIEC lui-même, organisme de surveillance du changement
climatique donne maintenant comme conseil de visioner le film "Le
jour d'après" qui était considéré à sa sortie en 2003 comme
totalement fantaisiste, ce pour voir les conséquences de la
disparition éventuelle du Gufstream et annonce des
températures de -20 à -40 degrés en cas de nouvelle glaciation
alors que ces températures sont déjà rencontrées en hiver au Canada
ou en Sibérie avec un Gulfstream fonctionnel. Ne sont-ce pas plutôt
des températures de -70, -80, -90... auxquelles il faut
s'attendre ?
En Sibérie, il y a trois ans, des maisons ont par ex. implosé
sous l'effet du froid qui était plus important qu'à l'habitude:
cela donne déjà une idée de ce qui nous attend ainsi que la
possibilité de résistance des matériaux actuels utilisés dans nos
contrées. En ce mois de juillet 2011, on relève des températures de
-20 au Chilli avec deux mètres de neige... (même le crachat du lama
gèle sur place
).
Qu'est-ce qui est le + important: l'argent à tout prix sans se
soucier de l'avenir ou préserver l'avenir de nos enfants et de
notre propre espèce ? Que feront les millionaires ou milliardaires
de leur argent lorsqu'un mur de glace s'avancera inéluctablement,
emportant tout sur son passage ?
Les manifestations pour un meilleur pouvoir d'achat avec la
crise en toile de fond ou même pour une démocratie nécessaire en
Moyen-Orient, même si elles sont plus que jamais justifiées, ne
devraient-elles pas aussi faire place à des manifestations
quasi permanentes de toutes les femmes de chaque coin de notre
globe au nom de la symbolique de donner la vie et de la préserver
????
"Un garçon assis pleurait sous un saule", écrivais-je dans le
poème "La femme n'est plus l'avenir de l'homme": ce n'est pas
seulement le temps qui est déprimé mais bien aussi notre
descendance directe, nos enfants. Comment la force d'une mère
pourtant capable de soulever des montagnes ne réagit-elle pas plus
énergiquement à cet horizon qui s'assombrit de + en + ???
Quelles sont donc les chances de ne pas atteindre les 2 degrés
fatidiques, ne sont-elles pas de + en + minces ? "Il faut profiter
de la vie", me disait un visiteur de mon blog. Merci pour ce
conseil, mais ne faut-il pas se battre tel un syndicaliste avec ce
but presqu'insensé... d'assurer un environnement sain pour
l'épanouissement de notre descendance ??? Je ne peux me reposer sur
moi-même réellement si des éléments de + en + nombreux montrent que
nous condamnons de + en + les trois millions d'années de
développement de notre organisme et de biens d'autres ici-bas...
Qui partage ce refus d'égoïsme et/ou prise de conscience ?
En ce mardi 19 juillet, je marchais dans les rues de Liège et je
croisai deux ravissantes russes qui faisaient le lèche-vitrine.
Habillées avec des vêtements aux couleurs vives, elles riaient
ensembles, s'échangeant quelques secrets. Malgré le ciel menaçant,
elles semblaient heureuses, et je ne pouvais que leur souhaiter un
horizon aussi joyeux que leur personne pleine de vie. Pourtant,
pourtant: les quelques gouttes qui menaçaient de tomber avaient
peut-être la symbolique de larmes que le ciel lui-même s'apprêtait
à vomir sur leur futur, les rires transformés en grincements de
dents. Sans blague.
Alors que la commission européene veut instaurer un impôt
banquaire pour soutenir les pays endettés, ne faudrait-il pas aussi
lever un impôt dit de survie (et donc normalement provisoire) au
nom de la préservation de notre espèce pour soutenir des projets
fiables ? Les deux ne sont-ils pas liés: une indépendance
énergétique ne permettrait-elle pas dans un premier temps de
favoriser une meilleure santé financière ?
Des exemples de tels projets existent déjà, si toutefois la
logique de profit immédiat de notre monde accepte de fermer les
yeux un instant. Certains me viennent à l'esprit:
1/ une alimentation électrique placée à même la rue peut
permettre de faire circuler un véhicule, celui-ci étant pourvu d'un
système relais alimenté par exemple par des panneaux solaires
placés en hauteur sur pilotis. Ce projet existe déjà ( voir
www.tut.ac.jp) et l'on trouve
déjà une exploitation similaire dans le monde du rail: le tunnel
menant à la gare d'Anvers-Central recouvert de multiples panneaux
solaires permet par ex. l'économie du passage de 4000 trains.
L'utilisation de véhicules hybrides (à prix démocratique
absolument) peut aussi permettre ce système, et on peut imaginer
une extention de la place faite à une sorte de tunnel de
panneaux solaires au fur et à mesure de la diminution
des réserves pétrolifères. Dans les pays endettés où le soleil est
généreux, voilà un bon compromis ainsi qu'une dépendance
énergétique possible pour les communes...
2/ De même, des connections électriques placées sur les
trottoirs à forte affluence peuvent alimenter des petites turbines
électriques: de l'électricité produite donc par le pas humain. Le
système existe, plus qu'à l'expoiter.
3/ Enfin, des éoliennes marines peuvent être placées dans les
mers et océans: pas de risque de non-fonctionnement comme pour les
éoliennes à l'air libre car l'eau est constamment en mouvement. Un
brevet français existe, l'installation est au point et n'attend que
quelques mécènes. Qu'est-ce qu'on attend ? De nombreux autres
projets fiables existent.
Ainsi que le montre le résultat des différentes puissances
mondiales lors des réunions sur le climat, le profil de notre ligne
de conduite donne le sentiment que l'on enfonce le
clou de plus en plus alors que pourtant l'on a tous les
éléments en main pour tirer le signal d'alarme. Qu'est-ce qu'on
attend: certains océanologues nous annoncent qu'un processus
d'irréversibilité est déjà enclenché. Lorsqu'un mur de glace
s'avancera, que pourra-t-on faire ?
Doit-on chacun(e) bientôt se munir d'un billet pour une
croisière sur le Titanic II, un bandeau de kamikaze sur le front ?
Pourquoi un tel scénario immâture semble-t-il se profiler de + en +
alors que l'on nous demande d'avoir une attitude de "bon père de
famille" et que la ligne de conduite des décideurs de ce monde ne
l'est pas ? C'est inexplicable. L'exposition "SOS planète" à la
gare de Liège-Guillemins montre par ex. que le taux de Co2 par
habitant au Canada, la Pologne et l'Australie ont augmenté
dernièrement. La Belgique elle-même est un mauvais élève.
Les canadiens savent-ils par ex. que le courant marin chaud
Gulfstream passe sous le Pôle Nord ?
Les relevés de température qui font du yoyo du jour au lendemain
avec inondations violentes ou chutes de neige paralysantes de + en
+ souvent un peu partout dans le monde, des sécheresses et
températures caniculaires qui menacent des vies humaines et
l'agriculture, des tornades qui provoquent de + en + de dégâts et
de décès, tout cela ne fait pas réellement réagir alors que
pourtant l'homme a cette tendance à le faire au pied du mur.
Estime-t-il donc que ce ne sont pas là des signes suffisants d'un
affaiblissement du Gulfstream alors qu'il s'attarde encore sur des
luttes d'influence d'ordre religieuses ou politiques, une crise
intestinale de + en + nerveuse et ridicule ?
Que faut-il pour qu'il y ait une réelle prise de conscience,
l'homme se sent-il impuissant ou à côté de la plaque, croyant
contrôler la situation ? Quelle est sa ligne de conduite en ce
mois de juillet 2011: gesticuler dans le vide de + en +, perdre
pied, scier la branche sur laquelle il est assis; s'imaginer
émigrer sur la planète Mars... est-ce cela, donner du sens aux
choses ?
Ou... est-ce ce fameux sentiment d'être mortel (alors qu'il n'en
est apparemment rien: voir l'article "Paix, nous sommes immortels
!" section "About reflection") qui se manifeste d'une manière ou
d'une autre, depuis quasi la venue de l'homme sur terre et
expliquant par ex. le développement de sectes alarmistes et/ou
manipulatrices ainsi qu'un désir d'extrémisme et de contrôle de
l'autre dans notre monde, favorisé par la crise ?
Cette menace de rayer ISRAEL de la carte par l'IRAN tient-elle
par ex. compte que ce pays possède déjà la bombe atomique? De
même, une alliance de l'Iran avec la Chine, un soutien de la
Russie à la Syrie qui massacre son propre peuple etc., ce sont là
des signes de comportements immâtures inquiétants.
Déjà, déjà, au niveau de notre petite Belgique: il faut éviter
tout trouble tel que par ex. une scission car cela provoquerait non
seulement un désordre à échelle européenne et mondiale (la Belgique
est la capitale de l'Europe, faut-il le rappeler) mais aussi et
surtout une perte de forces nécessaires à la lutte climatique.
Par extension, on peut affirmer qu'une modification des
frontières de l'Europe l'affaiblirait tellement (elle l'est déjà
avec la crise banquaire de 2008 et ses spéculations à la Madoff)
que l'espoir même d'éviter les fameux deux degrés d'augmentation de
température n'aurait même plus lieu d'être: le "mourir ensemble"
chanté par ARNO serait consommé, acté.
Il faut se battre: fortifier la Belgique, consolider l'Europe
est in fine... une question de vie ou de mort. Sans blague.
HONTE
Un enfant de l'émission "Niouzz" du mois de mai 2011 sur la Rtbf
se disait inquiet de l'évolution climatique, se disant impuissant
parcequ'il n'est pas adulte. Un autre de trois ans avait voulu se
défenestrer parcequ'il ne voyait pas d'avenir pour lui dans le
monde actuel, cela rapporté sur une émission concernant la
dépression enfantine.
Hélas, trois fois hélas, petit journaliste en herbe de
l'émission Niouzz: tu as plus de poids que moi en pleurant devant
tes parents s'ils sont par ex. politiciens ou millionaires. J'ai
construit un blog pour enterpeller à ce sujet, je peins des
portraits qui se rapprochent de cette inquiétude ou y font penser,
j'ai viré ma voiture et prend le vélo ou les transports en commun,
je mets un double pull en hiver pour ne pas trop chauffer avec un
mazout polluant, je recycle ou utilise parfois une lampe de poche
rechargeable à la place d'allumer, j'évite la viande rouge et
j'ai pourtant l'impression... d'agir dans le vide.
Même si je faisais de la politique, les écologistes se fondent
dans la masse de l'immédiateté de consommation sans mettre l'accent
sur un suicide collectif vers lequel on se dirige. On me prendrait
pour un illuminé.
Je ne puis quasiment rien pour toi, pour l'avenir que tu
représentes: j'ai honte, petit. Le monde continue apparemment de
tourner jusqu'à ce qu'il atteigne le point de rupture, un autre
iceberg qui risque de nous voir tous sombrer sans canot de
sauvetage.
J'espère encore... un sursaut, une conscientisation à échelle
européenne ou mondiale avec des projets fiables à la clé et
pourquoi pas un impôt dit de "survie". Déjà, si un vent de mâturité
pouvait souffler sur la Belgique...
En ce 30 juillet, le ciel est gris, pluviotant. Il fait frais,
trop frais. Il paraît qu'il ne faut pas s'inquiéter, que c'est
normal: c'est le météorologue qui le dit. Les vacanciers reviennent
parfois déçus de leur séjour mais, pourtant, la
luminosité que je devine derrière le manteau de nuages me donne la
conviction qu'un soleil généreux est prêt à se montrer.
Samedi 30 juillet 2011.